Stigmatisons

Stigmatiser pour être le verbe, le mot de l’année 2010, l’année ou tout bascule. Stigmatisation de l’étranger, reniement des valeurs républicaines, mise à l’encan des pratiquants de la foi musulmane, stigmatisation des couches les plus fragiles de la société, démantèlement du pacte républicain et nivelation par le bas, tout est bon pour agiter les spectres de la peur. Il ne se passe pas un jour en lisant la presse nationale et internationale pour voir la sombre abîme dans lequel nous plonge quelques zélotes et ayant droits ayant acquis à je ne sais quel titre une grâce à la cour de la république du pain et des jeux. Du Pain et de jeux, voilà le nivellement par le bas coté des plus pauvres de notre société que nous mettons à l’encan en offrant une offre dédiée pour de l’internet tandis que dans les hautes sphères, on réactive le népotisme et les faisanderies royales pour entretenir selon le verbe convenu le réseaux de quelque uns. Les lobbys ne suffisent plus, rippaillont ensemble entre gens de même classe. Outre le fait sombrement ridicule de faire du marketing sur le dos des plus fragiles de notre société pour relancer une machine à cash en berne, Numéricâble s’offre une bonne pub sur une couche de population déjà délaissé du numérique et délaissée tout court de notre société. Cette société des invisibles, cette société de ceux mis à l’écart de notre vie par leur handicap, leur souffrance, leur parcours. Quand au reste de la jeunesse invisible des campagnes qui se bat chaque jour face à une précarité de l’emploi en province, qui sont les premiers éjectables par leur vie sociale et leur jeune âge, notre société les omet alors qu’ils sont un formidable réservoir d’idées et les emplois de demain.

Au lieu de braquer les français sur des concepts et des chimères au sujet de l’identité nationale, sur la burqua, elle qui n’existe pas dans la sphère européenne, à la rigueur, tchador, hijab et niquab, selon les courants minoritaires rigoristes, ne ferait on pas mieux de commencer à réfléchir à insuffler un nouvel élan à notre pays ? Ne devrait on pas réfléchir sur comment changer profondément nos méthodes d’enseignements, apprendre et instruire sur les métiers de demain, eux que l’on encense à Copenhague ? Combien de jeunes va t’on encore envoyer à l’abattoir des enseignements théoriques et stériles alors que des milliers d’artisans manquent de bras pour construire et créer l’habitat de demain ?

Il est vrai plus facile de stigmatiser et d’attiser le chiffon des haines au lieu de construire et rassembler ce qui sera fait demain. Alors que nous n’avons jamais eu autant d’outils pour échanger, fidéliser, rassembler et mettre en avant des projets innovants. On moque la Grèce, mais on y va tout droit !

Un commentaire

TGV, anti chambre des adultères

3363148771 659a3f790c TGV, anti chambre des adultères

TGV mon amour, voilà un joli titre pour ce qui est devenu au fil des dernières semaines, un bureau roulant, un défouloir, une pièce de théâtre. Jamais le TGV n’aura été aussi confortable dans sa dernière version, jamais le service ne fut aussi agréable et sympathique quand affalé dans un confortable siège vous regardez le paysage avec un bon verre. TGV à réussi, au prix certes d’une belle inflation des tarifs a transformer la façon d’appréhender le train, le temps subi de l’attente en plaisir. Je songe toujours au départ de Paris à cette publicité avec tout les cadres lisant la presse économique ou faisant rageur des cliquetis sur powerpoint dans la dernière campagne presse. Si l’on regarde plus en réalité, c’est un théâtre des mœurs qui se joue plus qu’une guerre économique, passez 20 min, les ordis se ferment, les cravates s’affalent sur la chemise. Puis les tableurs se transforment en réseaux sociaux, en jeux vidéos, en mot doux, en sms frénétiques avec l’amant, la maitresse, quand ce n’est pas oralement que certains s’adonnent au badinage feint au bar en simulant un soubresaut de la rame.

, ,

Un commentaire

Mekong, avant les barrages

230502215 8157d1e4ce Mekong, avant les barrages

Ceux qui ont eu la chance de parcourir le Mekong savent le fragile écosystème qui règne dans ce fleuve mythique et la richesse qu’il incarne au yeux des populations millénaires qui y vivent ou en tirent subsistance, par la pèche ou par l’exploitation fluviale, ou bien encore, les inondations qui garantissent des terres agricoles riches et prospères. Courrier International met en lumière un article du New York Times relatant la fin de ce fleuve mythe par la multiplicité des barrages à venir. A force que la Chine, la Birmanie et le Laos construisent, dynamitent et polluent le Mekong, les gens en aval sont de plus en plus impactés. Une analyse riche et passionante à lire sur le magazine en ligne

, , , ,

Un commentaire

Courrier International, les resto pirates

petit suisseGP site Courrier International, les resto pirates

Courrier International relate un article du journal Suisse, Le Temps qui s’est interressé de près aux restaurants pirates. Ces restaurants confidentiels sont une importation d’un concept anglo saxon qui consiste à faire la cuisine chez soi à de parfait inconnus. Les réseaux sociaux ont bien évidemment contribué à l’essor du phénomène et font désormais recette en Suisse, malgré un cadre légal contraignant au contraire du Royaume Uni, ou chacun est libre de le faire à condition de ne pas vendre d’alcool.
“Dans certains cantons très tatillons sur les règlements, les gens préfèrent procéder en douce, faute de répondre à toutes les normes légales”, explique Véronique Zbinden chroniqueuse culinaire ». Un article à lire pour connaitre les bonnes tables secrètes de Suisse et par jeu de lien dans l’article, vous y trouverez les adresses parisiennes et européennes.

, , , , ,

Un commentaire

Canal Play VOD, deux films coups de coeur

Premier film avec L’Armée du Crime, relatant le réseau Manouchian, prise de conscience collective des immigrés français sous l’occupation contre l’occupant Nazi. Immigrés, Français ou non, Apatrides, ils ont pris les armes au prix de leur vie pour défendre un idéal, une France terre des droits de l’homme. Un temoignage choc. Simon Abkarian y est comme à son habitude, entier, fort en verbe et en geule et campe volontier le héros idéal façe à l’abject. A voir et à méditer au moment des âneries politiques sur l’identité Nationale

Primé au Festival du film policier de Cognac en 2007, A Very British Gangster oscille brillamment entre documentaire et polar, en suivant de près le quotidien du peu recommandable Dominic Noonan, parrain de Manchester la nuit et médiateur social le jour. Une histoire pas sans rappeler une affaire similaire à Marseille avec la French Connexion. A voir sans retenue bien au fond de son canapé.

, , , ,

Pas de commentaire